Vous avez des questions sur MaPrimeAdapt’ ?
MaPrimeAdapt’ peut sembler complexe au premier abord : conditions d’éligibilité, montant de l’aide, travaux concernés, accompagnement par un AMO, démarches à effectuer…
Pour vous aider à y voir plus clair, AKW a réuni les informations essentielles dans un guide pratique dédié à MaPrimeAdapt’.
Vous y retrouverez le fonctionnement de l’aide, les étapes à suivre pour constituer votre projet, les solutions pouvant être financées, le rôle des professionnels qui vous accompagnent ainsi que nos conseils pour penser une salle de bains réellement adaptée aux besoins de son utilisateur.

Retrouvez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquentes sur MaPrimeAdapt’ en 2026.
MaPrimeAdapt’ est une aide financière de l’État destinée à financer des travaux permettant d’adapter un logement au vieillissement, à la perte d’autonomie ou au handicap.
Mise en place le 1er janvier 2024, elle a pour objectif de rendre le logement plus sûr, plus accessible et plus facile à utiliser afin de permettre à chacun de rester chez soi dans de bonnes conditions le plus longtemps possible.
SouMaPrimeAdapt’ s’adresse aux ménages aux revenus modestes ou très modestes.
Elle peut notamment concerner :
- les personnes âgées de 70 ans ou plus, sans condition de perte d’autonomie ;
- les personnes âgées de 60 à 69 ans en perte d’autonomie ;
- les personnes en situation de handicap, sans condition d’âge, selon les critères d’éligibilité du dispositif.
Les propriétaires comme les locataires du parc privé peuvent bénéficier de l’aide.
Pas dans toutes les situations.
À partir de 70 ans, MaPrimeAdapt’ peut être accessible sans condition de perte d’autonomie.
Pour les personnes âgées de 60 à 69 ans, une situation de perte d’autonomie est prise en compte dans les critères d’éligibilité.
Les personnes en situation de handicap peuvent également être concernées, sans condition d’âge, selon les critères du dispositif.
MaPrimeAdapt’ peut prendre en charge :
- 70 % des travaux pour les ménages aux ressources très modestes ;
- 50 % des travaux pour les ménages aux ressources modestes.
Les dépenses prises en compte sont plafonnées à 22 000 € HT pour les propriétaires occupants et locataires éligibles.
MaPrimeAdapt’ peut financer de nombreux travaux destinés à faciliter l’usage du logement et les déplacements.
Cela peut notamment concerner l’adaptation de la salle de bains ou des WC, l’installation de barres d’appui, la modification des accès, l’élargissement des portes, la pose d’un revêtement antidérapant, l’installation d’un monte-escalier ou encore la création d’une rampe d’accès.
Le projet doit répondre aux besoins réels de la personne et être validé dans le cadre de son accompagnement.
Oui, l’adaptation de la salle de bains fait partie des travaux pouvant être financés lorsque ceux-ci sont justifiés par les besoins de la personne.
Une douche de plain-pied ou adaptée peut notamment être envisagée, avec un siège de douche, des barres d’appui, une robinetterie adaptée ou d’autres équipements permettant de faciliter l’accès et l’utilisation de l’espace.
Ils peuvent faire partie d’un projet financé par MaPrimeAdapt’.
Mais la présence d’un équipement dans la liste des solutions éligibles ne signifie pas qu’il sera automatiquement accepté dans toutes les situations. Le choix et le positionnement des équipements doivent correspondre aux capacités, aux gestes et aux besoins de l’utilisateur.
Oui. Les locataires du parc privé peuvent bénéficier de MaPrimeAdapt’, sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité au dispositif.
Les propriétaires du parc privé peuvent également être concernés.
L’AMO, ou Assistant à maîtrise d’ouvrage, accompagne le bénéficiaire tout au long de son projet.
Il aide notamment à évaluer les besoins, définir les adaptations nécessaires, constituer le dossier, analyser les devis, organiser le projet et demander le versement de l’aide une fois les travaux réalisés.
Son accompagnement est obligatoire dans le cadre de MaPrimeAdapt’.
Non, pas systématiquement.
Lorsque la situation nécessite une analyse plus approfondie, un ergothérapeute peut intervenir afin d’observer les capacités de la personne, ses déplacements et ses gestes du quotidien et de recommander les aménagements les plus adaptés.
Il est recommandé de comparer plusieurs propositions avant de faire son choix.
L’AMO peut accompagner le bénéficiaire pour vérifier les professionnels, étudier les devis et choisir une solution adaptée au projet et aux besoins de la personne.
Il est également important de ne pas commencer les travaux avant d’avoir reçu l’accord écrit de l’Anah.
Il est fortement recommandé de ne pas commencer les travaux avant d’avoir reçu l’accord écrit de l’Anah.
Un devis signé ou un dossier déposé ne signifie pas que l’aide a été accordée. Commencer les travaux trop tôt peut compromettre le versement de la subvention.
Oui. Selon la situation du bénéficiaire, MaPrimeAdapt’ peut être cumulée avec certaines aides locales ainsi qu’avec des dispositifs liés à l’autonomie comme l’APA ou la PCH.
Elle peut également être associée à certaines aides à la rénovation énergétique.
Sous certaines conditions, une avance peut être demandée en même temps que la demande de subvention.
Elle peut représenter jusqu’à 30 % du montant de l’aide. Certaines situations, notamment les dossiers avec mandataire financier, ne sont pas éligibles à cette avance.
Depuis le 17 août 2026, France Rénov’ est la porte d’entrée unique pour les aides de l’Anah.
Le bénéficiaire crée son compte personnel sur France Rénov’, est orienté vers le parcours correspondant à sa situation puis est accompagné par un AMO pour définir son projet et constituer son dossier.
Non.
La salle de bains représente une partie importante des projets d’adaptation, mais MaPrimeAdapt’ peut également concerner les WC, les accès au logement, les portes, les sols, les escaliers, certains systèmes de commande ou encore des équipements destinés à faciliter les déplacements et les gestes du quotidien.
Non.
Un projet MaPrimeAdapt’ part des besoins de la personne, et non d’une simple liste de produits. Une solution techniquement éligible peut ne pas être retenue si elle n’est pas adaptée à la situation ou au projet.
Le bon réflexe est donc de faire valider les solutions envisagées par l’AMO avant de s’engager.