AKW sur Sud Radio : penser l’accessibilité autrement, entre autonomie, sécurité et design

Publié le · Temps de lecture : 6 minutes · Publié dans Marché de l'accessibilité


Le dimanche 4 janvier 2026, AKW a été mis à l’honneur sur Sud Radio, dans l’émission La Vie Devant Nous, présentée par Laurent Permasse.

Invité de la chronique Bien vivre chez soi, Cédric Poncet, Directeur général AKW Europe, a partagé la vision d’AKW sur l’accessibilité du logement : une approche qui ne se limite plus à la sécurité, mais qui intègre pleinement le design, le confort et l’anticipation des besoins.

Fondée il y a plus de 40 ans, AKW conçoit et fabrique des solutions d’accessibilité destinées aux seniors et aux personnes à mobilité réduite, avec un objectif clair : permettre à chacun de rester chez soi le plus longtemps possible, en toute sécurité, sans renoncer à l’esthétique de son intérieur. Avec le vieillissement de la population, l’accessibilité n’est plus un sujet de niche. Elle devient un enjeu sociétal majeur, qui concerne chacun d’entre nous, aujourd’hui ou demain.

🎙️ Retranscription de l’interview

Extrait de l’émission « La Vie Devant Nous » – Sud Radio

Chronique : Bien vivre chez soi

Diffusion : dimanche 4 janvier 2026

Laurent. P :

Pour cette chronique Bien vivre chez soi, nous recevons le directeur d’AKW, spécialiste des équipements pour les personnes à mobilité réduite. Avec vous, Cédric, on va voir comment un logement bien équipé peut permettre de rester autonome plus longtemps, sans transformer sa maison en hôpital.

AKW, ce n’est pas forcément connu du grand public, pourtant vous êtes l’un des très grands fabricants en Europe. Alors Cédric Poncet, bienvenue.

Cédric. P :

Merci, bonjour.

Laurent. P :

AKW, c’est quoi ? Quelle est son histoire ?

Cédric. P :

AKW est une société qui a été créée il y a un peu plus de quarante ans et qui conçoit et fabrique des produits liés à l’accessibilité, pour permettre aux personnes en situation de handicap, aux seniors, de vivre en autonomie et en sécurité dans leur domicile, et ce, le plus longtemps possible.

Nous fabriquons tout ce qui est barres de douche, receveurs de douche, parois de douche, sols antidérapants, tout ce qui permet de vivre en pleine sécurité dans la maison.

Laurent. P :

Quand on parle de ces aménagements, beaucoup imaginent encore la salle de bain médicalisée, qui peut être un repoussoir. C’est une vision dépassée aujourd’hui ?

Cédric. P :

Il est vrai que pendant longtemps, c’était le cas. Les produits étaient très médicalisés, très stigmatisants. Aujourd’hui, avec le vieillissement démographique, on adapte la maison en tenant compte du design, parce qu’on n’a plus besoin d’avoir des produits d’hôpital à la maison pour avoir de la sécurité.

En tant qu’industriel, on accorde beaucoup d’importance à la modularité des produits et au design. Aujourd’hui, on peut avoir un siège de douche ou une barre de douche qui soient confortables, sécurisants et jolis. C’est assez nouveau, parce que je vois encore aujourd’hui des barres de douche dans des logements qui sont blanches, très proches de celles que l’on retrouve à l’hôpital.

Laurent. P :

Vous conciliez donc sécurité, ergonomie et esthétique dans des logements existants.

Cédric. P :

Oui, pendant longtemps, le marché de l’accessibilité était vraiment lié au médical.

Aujourd’hui, il y a le marché du senior, et nous, en tant qu’industriel, on essaie de faire des salles de bain pour tous.

C’est-à-dire que vous pouvez faire une salle de bain à 50 ans qui vous dure le plus longtemps possible, qui soit jolie. Je pense par exemple à la douche italienne, qui est un produit que tout le monde utilise aujourd’hui, et qui, au départ, était justement pensée pour l’accessibilité.

Il en va de même pour les sièges et pour les barres. Aujourd’hui, une barre peut servir à poser une serviette, à faire étagère, à poser des shampoings, etc.

On va donc vers de la modularité : la barre n’est plus seulement une barre d’appui, c’est aussi un accessoire de décoration qui peut être utile à tous.

Laurent. P :

Vous êtes fabricant, donc vous avez une vraie responsabilité. Vous donnez en quelque sorte le tempo en matière d’innovation et de design. Comment élaborez-vous ces produits ? Travaillez-vous avec les utilisateurs ?

Cédric. P :

Oui, bien sûr. Chez AKW, nous organisons régulièrement des réunions avec des ergothérapeutes, avec des installateurs et avec les utilisateurs. Nous participons aussi à beaucoup de salons, ce qui nous permet d’avoir de nombreux retours.

Cela nous permet de bien connaître les besoins, qu’ils soient esthétiques, liés à la sécurité ou au confort. C’est ce travail conjoint avec l’ensemble de ces acteurs qui nous permet aujourd’hui de répondre à un vrai besoin sur ce marché.

Laurent. P :

On parle souvent des chutes et du manque d’anticipation. Comment peut-on justement anticiper ces aménagements sans attendre un accident ou une perte d’autonomie ? C’est un vrai sujet, car la chute peut faire beaucoup de dégâts sur la mobilité ensuite.

Cédric. P :

Aujourd’hui, il y a quelque chose de très nouveau, c’est la communication autour de ces questions. Il y a quelques années, il n’y avait pas vraiment de phase de sensibilisation.

Aujourd’hui, il existe des aides gouvernementales, comme MaPrimeAdapt’, qui permettent à des personnes de s’équiper, mais qui jouent aussi un rôle important d’information et de communication. On ne peut plus dire qu’on ne sait pas, ou qu’on n’est pas informé.

Les grands distributeurs se positionnent également sur ce marché et ont un rôle de communication. Les seniors sont de plus en plus sensibilisés à ces sujets, et on leur propose aujourd’hui des produits adaptés, qui permettent d’avoir de belles salles de bain, confortables et sécurisées.

Laurent. P :

On voit bien que la communication est un enjeu important pour permettre aux familles d’anticiper et de comprendre qu’adapter son logement ne signifie pas vivre dans un environnement médicalisé.

Cédric. P :

Oui, la communication est beaucoup plus importante. Il y a dix ou quinze ans, lorsque nous avons démarré en France, il fallait insister pour vendre nos produits. Aujourd’hui, ce sont les clients qui nous appellent pour les acheter. Le rôle s’est complètement inversé.

Tout le monde est désormais sensibilisé à ce sujet.

Laurent. P :

Merci beaucoup, Cédric, pour ces éclairages. On comprend bien qu’adapter son logement, ce n’est pas renoncer à son chez-soi, mais au contraire le préserver.

👉 Découvrez l’intégralité de l’émission sur Sud Radio